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Affaire de surfacturation de la consommation d'énergie Hakem Hamdane, ex-directeur régional à Sonelgaz, blanchi à titre posthume «C'est un cadre intègre qui a servi son pays pendant 40 ans avec ferveur. Il a eu un parcours exemplaire», a déclaré le beau-frère de Hakem Hamdane, ex-directeur régional à Sonelgaz, juste après la prononciation du délibéré qui a blanchi tous les accusés dans cette affaire opposant les cadres de Sonelgaz aux institutions publiques, telles que la direction de la sûreté nationale, le Club des pins, l'Office du complexe olympique, les Chèques postaux et l'Entreprise d'éclairage public (EMA).
Poursuivi pour la surfacturation de la consommation d'énergie, Hakem Hamdane, ex-directeur régional à Sonelgaz de Bologhine, a été blanchi à titre posthume hier par le tribunal pénal de la cour d'Alger. Le délibéré a été rendu dans un climat de deuil et de consternation. Le beau-frère du défunt, qui pleurait à chaudes larmes, a regretté le fait que l'inculpé ait été déplacé de la prison d'El Harrach à la cour d'Alger dimanche, sans prendre la moindre précaution, sachant qu'il souffrait d'un malaise respiratoire. «Lors de sa détention, on avait présenté un dossier médical bien détaillé concernant son état de santé. De ce fait, il a été pris en charge par le service médical de la prison d'El Harrach. Pendant sa détention provisoire, il prenait de l'oxygène deux fois par jour mais le jour de son procès qui avait duré jusqu'à une heure tardive, il n'a pas pris cette quantité d'oxygène», a regretté ce parent qui a fait remarquer qu'«après le procès, l'ex-directeur régional de Sonelgaz a été conduit vers la prison au lieu de le transférer directement à l'hôpital». Les premières manifestations du malaise avaient commencé lors du procès qui a coïncidé avec le jour de son anniversaire. Il a été évacué lundi passé à l'hôpital sans pour autant informer sa famille de son état de santé. «Il est mort seul. Ils n'ont pas laissé l'occasion à sa famille de l'accompagner jusqu'à son dernier souffle», a-t-il sangloté. Lors de son audition, Hakem Hamdane n'avait pas cessé de clamer son innocence en insistant sur le fait qu'il n'avait donné aucun ordre aux fonctionnaires accusés de surfacturation. La chambre pénale n° 6 a prononcé la relaxe également en faveur des quatre autres inculpés dans cette affaire, à savoir le chef de département des relations commerciales, le chef de service des impôts et un autre fonctionnaire dans le service de la facturation, poursuivis pour faux et usage de faux et concussion. Bien qu'il soit réticent vis-à-vis de la presse, l'avocat du défunt a affirmé que la justice a statué en toute objectivité. Pour la presse, «il faut un peu de professionnalisme afin de laisser les institutions de l'Etat travailler à l'aise», a insisté cet avocat mécontent du traitement qu'avaient réservé certains quotidiens nationaux à cette affaire. Quoique à chaque fois qu'il y a des excès, la presse nationale n'hésite pas à dénoncer l'abus de quelque ordre qu’il soit. Pour rappel, Hakem Hamdane a été condamné à une année de prison ferme et les quatre autres accusés ont été relâchés par le tribunal de Bab El Oued. Le représentant du ministère public qui avait requis une peine de 7 ans de prison contre l'ex-directeur et 5 ans à l'encontre des autres prévenus a fait appel. D. R. |