Ecoles privées Des établissements non conformes au cahier des charges
La wilaya de Annaba compte 6 établissements d'enseignement général privés. Ces écoles, qui sont situées à El Bouni et dans les quartiers de Zaâfrania, Rezgui Rachid et sur les hauteurs de Val Mascort, sont fréquentées par près de 600 élèves répartis dans le préscolaire et dans les 3 paliers de l'enseignement général.
Un nombre qui peut certes paraître insignifiant, si on le rapporte aux 132 000 élèves scolarisés au niveau des 350 établissements de la wilaya, mais qui n'en est pas moins édifiant sur l'engouement des familles pour ce type d'établissement. Celles-ci, de plus en plus nombreuses affirme-t-on au niveau de la direction de l'éducation, n'hésitent pas à débourser, entre 7000 et 12 000 DA par mois pour permettre à leurs enfants d'accéder à l'une de ces écoles. La charge est certes lourde pour ce couple de fonctionnaires qui paie des cours de soutien à son fils à raison de 2 heures par semaine. Pour les deux, l'instruction de leur enfant n'a pas de prix «les cours de soutien nous reviennent à 4000 DA, c'est cher mais ils garantissent le succès scolaire de notre fils qui est inscrit dans un collège. Nous aimerions faire plus mais notre budget est hélas limité». De l'avis d'une autre mère de famille, médecin de son état et dont la fillette est inscrite en 2e année primaire, les résultats sont appréciables en contrepartie et cela compense l'effort financier consenti. «Je ne pouvais pas suivre convenablement la scolarité de ma petite de par ma fonction. Nous avons donc décidé, mon époux et moi-même de la placer dans cet établissement privé en pré scolaire d'abord et en petites classes ensuite. Aujourd'hui, tout va pour le mieux mais qu'en sera-t-il demain si le gouvernement décidait de fermer ces écoles ? «L'épisode de l'arrêt des cours qui a été imposé aux établissements privés, d'Alger, Tizi Ouzou, Oran et Constantine en plein milieu de l'année scolaire 2005-2006, est encore dans les esprits. Il n'est pas impossible que cela se reproduise du moment que les écoles touchées par cette mesure se conforment aujourd'hui à la vigoureuse recommandation du ministère de tutelle. Toutes respectent scrupuleusement les programmes dispensés par les établissements publics, mais il reste quand même le cahier des charges dont les clauses relatives à la mise à la disposition des élèves certaines commodités ne sont pas toujours honorées par les gestionnaires et risquent d'être remises en avant par l'administration locale. De plus le recours à la location de villas, dont la conception n'est pas appropriée à cette activité, pose un réel problème d'exigüité. La wilaya de Annaba a relevé cette incongruité et en a fait la remarque aux concernés, lors de rencontres sur site avec ces derniers.
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