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Les verts ont tenu leur promesse Le cauchemar du Caire a été effacé
Et la joie était là. Cette joie pleine d'enthousiasme qui vous comble de bonheur. Elle est venue récompenser un peuple qui en voulait après les incidents du Caire. Ce n'est pas pour rien que Rabah Saâdane, le coach national, s'est laissé aller à affirmer après le match de Khartoum que «l'équipe nationale n'a fait que se venger de ce qu'elle avait subi en Egypte, où elle avait perdu sans posséder tous ses moyens après l'agression dont elle a été victime à son arrivée dans ce pays».
Et à Khartoum, elle était de nouveau diminuée du fait de la suspension de Gaouaoui et de Lemouchia. Du moins, le pensait-on puisque le premier a été remarquablement remplacé par Chaouchi et le second par Yebda. Saâdane et sa troupe auront donc rempli leur contrat vis-à-vis de ces milliers de supporters qui avaient effectué le long déplacement de Khartoum. Des supporters qui ont fait vivre à la capitale du Soudan des scènes auxquelles sa population n'était pas habituée. Des scènes de liesse durant tous les jours qui ont précédé le match. Ces supporters ont pris le dessus sur leurs homologues égyptiens tant par le nombre que par l'ambiance qu'ils ont créée. Du reste, même en remplissant presque la moitié des tribunes du stade, il s'est avéré que ces Egyptiens étaient soutenus par de nombreux Soudanais qui n'ont pas tenu la longueur en matière de soutien à une équipe. Ces Soudanais étaient quelque peu exceptionnels du fait que l'écrasante majorité de la population de ce pays était en faveur des Algériens. Il fallait d'ailleurs voir le nombre impressionnant de véhicules circulant dans la ville et celui des immeubles ornés du drapeau algérien. Apparemment, les Egyptiens ont fait un très mauvais choix en optant pour la capitale du Soudan lors du tirage au sort de la ville qui devait accueillir ce match d'appui. S'ils avaient tablé sur le soutien de la population locale, ils ont fait tout faux. Et la Fifa avec eux, elle qui devait certainement espérer une qualification des Pharaons au Mondial. En tout cas, ce ne sont pas les supporters des Verts qui ont regretté ce choix, eux qui ont vécu un évènement qui va entrer dans l'histoire. Ils ont cru en leurs joueurs et les ont soutenus jusqu'à l'ultime minute du match qui se déroulait sous leurs yeux. Et lorsque l'arbitre seychellois a mis fin à la rencontre, il était tout à fait normal que plusieurs d'entre eux aient trouvé le moyen d'enjamber les barrières séparant les tribunes du terrain pour aller faire la fête avec les joueurs. Et parmi ces derniers, Rafik Saïfi s'est particulièrement distingué en se hissant sur l'un des buts du terrain et s'asseoir sur la barre transversale tout en brandissant une copie de la Coupe du monde. Une manière de dire aux gens des quatre coins de la planète que l'Algérie sera bien en Afrique du Sud en 2010 et qu'«elle n'ira pas là-bas pour faire de la figuration», comme le soutient le même Saïfi. Il avait, avec ses camarades, tenu la promesse de faire oublier le cauchemar du Caire et prouvé que leur qualification ne soufrait aucune contestation. Les Verts fixent désormais à leurs fans un rendez-vous pour janvier en Angola, où ils iront jouer la phase finale de la CAN puis un autre en juin, celui de la grande Coupe du monde en Afrique du sud. A. A. |