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Après l'obtention du billet pour l'Afrique du Sud Plus de 100 000 supporters au 5 Juillet
Une grandiose soirée a été organisée vendredi soir au stade 5 Juillet. En l'honneur de l'équipe nationale et pour fêter la qualification du onze algérien au Mondial sud-africain, un panel d'artistes a animé la fête devant un public de plus de 100 000 spectateurs. Le stade Juillet était archicomble.
Jamais ce temple sportif n'a rassemblé autant de monde. Les fêtards sont venus des diverses régions du pays. Outre des résidents de la capitale, les spectateurs ont fait le déplacement depuis les wilayas de Tizi Ouzou, de Boumerdès, de Blida et de Tipaza. Des milliers de drapeaux flottaient dans le stade. Les couleurs de l'équipe nationale ont durant toute la soirée décorées les tribunes, dans tous les côtés, notamment le flambeau. Les projecteurs illuminaient de mille feux l'arène des gladiateurs algériens. Les plus populaires slogans ont été scandés, tel «One, two, three, viva l'Algérie», «El youm el youm ndirou hala», Campione», accompagnés d'un magnifique suivi de chansons interprétées par d'anciens ou de nouveaux chanteurs de la scène nationale. Cheb Toufik, avec le morceau Yel khadra nmout alik, a fait vibrer la scène. Son ami cheb Akil, avec le morceau Eddar mekrya ou l'auto facilité kifach habiti ya omri kifach neprofiti, a laissé le moindre supporter muet. Tous les supporters reprenaient le refrain car ils s'y identifiaient. D'autres artistes, à l'instar des coqueluches du groupe Torino ont chanté les derniers tubes, comme Bladi sakna fi kalbi, chanson qui les fait sortir de l'anonymat. Mais ce sont les 100 000 spectateurs, pour ne pas dire plus, arrivés en masse au 5 Juillet qui ont redoré d'une beauté jamais inégalée l'enceinte sportive. Avant même d'y arriver, ils faisaient la fête sur la route et ne perdaient pas leur temps pour festoyer pendant l'embouteillage. Aux alentours des entrées des gradins, des petits groupes se composaient. Les uns excellaient dans la derbouka, d'autre au karkabou. Ils avaient tous un point commun : l'amour à l'égard de l'équipe nationale. Des scènes drôles se produisaient. Lorsque quelques individus pénétraient le cercle athlétique et la pelouse, ils dansaient pour le public et montraient leur prouesse artistique. Quelques-unes imitaient les danses égyptiennes, histoire de narguer mais cette fois-ci dans une atmosphère de bonheur et non de haine. Les amoureux des Fennecs ont chanté, rigolé, dansé et parodié le dernier adversaire de l'EN dans un climat bon enfant. La fête, qui a commencé à 18h, s'est terminé à 20h30. Les spectateurs sont repartis avec le sentiment de fierté d'être algériens. Mehdi B. |