LE JOURNAL arrow LE JOURNAL arrow Dossiers arrow «Il n’y a aucune loi qui pénalise les parents»

Ramadhan dans le monde

1 19 24 13 5 7 8 10 2 20 6
Version imprimable Suggérer par mail
03-07-2010
Le Pr Khiati à propos du travail des enfants
«Il n’y a aucune loi qui pénalise les parents»

Image«Il n’y a aucune loi qui pénalise les parents qui obligent leurs enfants à travailler, c'est malheureux parce que cette frange n'est que victime», nous a déclaré hier le Pr Mustapha Khiati, président de la Fondation nationale pour la promotion de la santé et la recherche (Forem). Le professeur nous livre son point de vue sur une situation qui se complique et qui est tributaire de la seule volonté des pouvoirs publics pour que cesse ce genre d'exploitation.

Le Temps d'Algérie : Quelles sont les raisons qui expliquent le développement de ce phénomène selon vous ?
Pr Khiati : Les raisons sont multiples, on peut noter la cherté de la vie, la disparition de la notion de l'argent de poche et surtout une certaine mentalité qui prend le dessus chez cette frange qu'on appelle la «ch'tara» ou «q'faza», la ruse et la malice en d'autres termes.

Pour ce qui est de la cherté de la vie, je pense que les parents n'arrivent plus à subvenir aux besoins de leurs enfants, par conséquent ils poussent leur progéniture à se prendre en charge toute seule. Mais à ce sujet, je dois dire que généralement les conséquences sont fâcheuses.

La notion de l'argent de poche est en partie dépendante des rentes des parents, mais vu la baisse des salaires et la cherté de la vie, les chefs de famille se limitent à offrir dans le meilleur des cas le strict minimum. Enfin la «ch'tara» ou la malice, cette mentalité est bien ancrée dans notre société et c'est devenu même une référence de réussite.

C'est-à-dire un enfant débrouillard est un enfant qui réussira dans sa vie, chose qui est fausse, parce que l'enfant rate en parallèle des étapes importantes dans la vie, à commencer par son enfance, l'éducation et le savoir.

Le ministère du travail a annoncé récemment qu'il n'existe pas de travail d'enfant en Algérie. Votre commentaire ?
Nous avons toujours tiré la sonnette d'alarme et nous la tirons toujours si les conditions restent les mêmes. Je m'explique.

Il faut savoir que dans une enquête effectuée en 2006, la Forem a fait état de près d'un million d'enfants exploités sur le marché informel du travail, je dis bien informel, dont 500 000 âgés de moins de 16 ans. Rien qu'en été comme vous pouvez le constater, 80% des plages grouillent d'enfants qui vendent des m’hadjeb et autres beignets, pour être plus clair.

Le ministère ou l'Etat de façon générale ne voit que ce qu'il veut voir, car un responsable d'une entreprise publique ou privée ne peut embaucher un enfant de moins de 16 ans, car il risque gros en cas de contrôle. Par contre, ces chiffres monstres qui circulent sur ces enfants qui travaillent se trouvent au marché noir.

Et ce pour différentes raisons. Prenons l'exemple d'un restaurateur, il embauche un enfant, parce qu'il est facile à manipuler, il est sous-payé et il fait vendre parce que les clients auront pitié de lui. Donc l'Etat doit se pencher sur ces réseaux pour trouver matière à ses enquêtes.

Comment peut-on stopper ce phénomène selon vous ?
Les solutions existent, mais c'est à l'Etat de prendre en charge ces enfants, en ressuscitant les colonies de vacances qui sont en voie de disparition. Le ministère de la Jeunesse et des Sports peut dégager des espaces de loisirs et de détente pour les enfants afin de les occuper.

Le ministère de la Solidarité a lui aussi un rôle à jouer en aidant les familles démunies afin d'éviter ces exploitations parentales des enfants, car le comble est là justement, les parents sont perméables face au travail des enfants,

quand ce n'est pas eux-mêmes qui envoient les gamins sur le marché du travail, sachant que 80% des enfants déclarent avoir donné de l'argent à leurs parents. Le manque d'idées et l'irresponsabilité des parents sont derrière cette montée fulgurante de ce phénomène.

E. M.

 

 
< Précédent   Suivant >
 
EDITION DU JEUDI 02 SEPTEMBRE - 2010

Les Chroniques du Temps

Point Net

Ramadhaniate (16)

Ahmed est un artiste, jusqu'à la moelle, comme on dit. Il en rit systématiquement quand ses amis et connaissances le lui disent. D'abord parce qu'il n'a jamais rien publié comme livre, n'a rien exposé comme toile et n'a rien édité comme chanson. Il n'est pas non plus comédien ou chorégraphe, ne danse même pas dans les petites fêtes entre amis, mais il lui arrive de gratter sur une guitare quand on arrive à la lui mettre entre les mains. 

Lire la suite...

DECRYPTAGES

Bachir l’Africain

Avant de se rendre en Nouvelle-Orléans, les élections de mi-mandat obligent, le président Obama s'est montré profondément déçu. Il en veut aux autorités de Nairobi qui ont failli à leur devoir de signataire de l'accord de Rome, portant création de la Cour pénale internationale.  

Lire la suite...









Edition du 02-09-10 - N° 510
Notre Hebdomadaire
LE TEMPS DES SPORTS
Sports

A LIRE AUSSI

Elles s'intensifient durant les dix derniers jours de Ramadhan
Prières et visites des mausolées
Les dix derniers jours de Ramadhan sont marqués par l'effervescence de centaines de croyants qui se consacrent à plus de prière et à plus d'invocation. Il y a ceux qui se rendent dans les mosquées pour le tahajud, prières au milieu de la nuit, et d'autres qui se rendent dans les mausolées de saints hommes. 

Lire la suite...


Commune de Bachdjarah
Des mesures pour faire face au marché informel
Les commerçants informels activant au marché de Bachdjarah affichent leur colère quant aux mesures prises à leur encontre. En effet, les services de sécurité ont été mobilisés sur les lieux pour contrer cette activité commerciale qui ne cesse de proliférer. En colère, les commerçants réclament la livraison des 120 lots commerciaux sis à Oued Ouchayah. 

Lire la suite...


Ramadhan et traditions en Mauritanie
L'occasion de vulgariser le savoir coranique et la sunna
En Mauritanie comme en Libye, deux pays extrêmes du Maghreb, les habitudes alimentaires au mois de Ramadhan sont contrastées. Le folklore local en Libye est ainsi plus proche des tunisiens, avec les mêmes, ou presque, rituels gastronomiques. Mais, près de la frontière avec l'Egypte, c'est pratiquement les effluves de l'Orient qui bercent les libyens durant le mois sacré de ramadhan.  

Lire la suite...

 

Archives PDF

Site waqt el djazair

But de Djebbour en championnat
 
 
Al Ahly Cairo  1 - 1   JS Kabylie
But de Tedjar
 
 
Cheb Khaled Caméra cachée
 
 
Bessam Caméra cachée  



Farid Caméra cachée
Direction, rédaction,  administration, contactez nous auX Numeros suivantsTel (021) 37 48 75
      (021) 37 48 09
      (021) 37 54 78Fax (021) 37 48 18