LE JOURNAL

Ramadhan dans le monde

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30-01-2010

Hommage à Rouiched

Un talentueux comédien

Il y a 11 ans, le grand artiste Ahmed Ayad, dit Roucihed, est décédé à l'âge de 78 ans. Né le 20 avril 1921 à Bir Djebah, à la Casbah, dans une maison qui porte le nom de Dar Khalti Malika, Rouiched a fait ses études primaires à l'école Fateh à Soustara, dans la haute Casbah, jusqu'à l'âge de treize ans. Les conditions sociales de l'époque ne lui permettaient pas de terminer ses études ; il était contraint d'exercer tout métier pour aider sa famille à survivre.

Ainsi donc, avant d'être comédien, Rouiched a été teinturier, puis vendeur de fruits et légumes. C'est Mahboub Stambouli qui, le premier, découvre en lui un talentueux comédien ; il le prend alors dans sa troupe. Rouiched, qui tire son nom de Rachid Ksentini, se consacre dès lors au théâtre, à la chanson, puis au cinéma.

Rouiched porte en lui toute l'histoire du théâtre algérien ; il a joué avec la plupart des comédiens, dont Mohamed Touri, Hassan El Hassani, Tayeb Abou El Hassan. Il est l'ami de Ali Abdoun, Badie Mustapha et Mustapha Kateb avec lequel il joue dans la pièce Qui en est la cause. En 1949, il intègre la troupe de Mahieddine Bachtarzi, il rejoint ensuite Mohamed Razi avec lequel il joue L'idiot et Les aventures de Bouzid l'émigré.

Du théâtre au cinéma
Une fois l'opéra fermé par les autorités françaises, Rouiched s'intéresse à la radio où il interprète avec Sid Ali Fernandel et Mohamed Touri des sketches comiques. Après le décès de Touri et la fuite de Fernandel, Rouiched est arrêté. Hassen Terro, Hassen Niya, Hassan Taxi, le nom de Hassen lui colle aussi à la peau. «Ammi Hassan» a excellé surtout dans la pièce Les concierges (El Bouaboune) dont la première a eu lieu en 1970, aux côtés d'autres comédiens du théâtre algérien :

Keltoum, Nouria, Sissani, Yahia Benmabrouk, Sid Ali Kouiret… Une œuvre constituée de successions de sketches dénonçant et fustigeant, à travers onze tableaux, «l'arrivisme, l'avidité du grain, le mercantilisme sordide et d'autres fléaux tout en dépeignant le quotidien de ces petites gens que nous côtoyons chaque jour et que nous ne savons pas regarder.

Rouiched a su partager admirablement avec son public les problèmes de la société algérienne». Rouiched obtient trois prix dans différents festivals internationaux, dont celui de Monastir et le prix Gazelle d'or au Maroc. Dans le 7e art, Rouiched a interprété des rôles dans plusieurs films dont L'Opium et le Bâton…Dans un style comique et sarcastique, cet éminent comédien a traduit les souffrances quotidiennes du citoyen à travers des images et des scènes artistiques exceptionnelles. Rouiched avait une grande estime et une grande popularité auprès des Algériens.

Un très grand artiste
Il obtient un premier rôle dans une pièce de Abdelhamid Ababsa, intitulée Estardjâ yâ assi (Reviens à toi ô inconscient). Son interprétation sauve la pièce du four. Il se lance alors dans la profession et devient animateur d'une troupe artistique. Il côtoie les grands noms de l'époque : Rachid Ksentini, Mustapha Badie, Nadjat Tounsia, Sid-Ali Fernandel, Mohamed Touri, Mustapha Kateb... Sa conception de l'art et du théâtre lui vaut les griefs de Mahieddine Bachtarzi. Après l'indépendance, il fait partie de la troupe du Théâtre national algérien, mais obtiendra la consécration dans le film de Mohamed Lakhdar-Hamina, Hassen Terro.

Il poursuit sa carrière à la Télévision algérienne où il va jouer dans de nombreux sketches et téléfilms jusqu'à sa mort. Rouiched est une très grande figure du théâtre et du cinéma comique algériens. Rouiched était sur un projet de film Hassan le Peureux, qui s'inscrit dans le prolongement de Hassan Terro et Ah ya Hassan, mais interrompu à cause de la maladie pour laquelle il a subi une intervention chirurgicale de la vessie en France. Rouiched demeure un des piliers du théâtre algérien, qui a su durant une longue carrière artistique traduire avec humour les préoccupations des Algériens.              

Par Belkacem Rouache

 
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EDITION DU JEUDI 02 SEPTEMBRE - 2010

Les Chroniques du Temps

Point Net

Ramadhaniate (16)

Ahmed est un artiste, jusqu'à la moelle, comme on dit. Il en rit systématiquement quand ses amis et connaissances le lui disent. D'abord parce qu'il n'a jamais rien publié comme livre, n'a rien exposé comme toile et n'a rien édité comme chanson. Il n'est pas non plus comédien ou chorégraphe, ne danse même pas dans les petites fêtes entre amis, mais il lui arrive de gratter sur une guitare quand on arrive à la lui mettre entre les mains. 

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DECRYPTAGES

Bachir l’Africain

Avant de se rendre en Nouvelle-Orléans, les élections de mi-mandat obligent, le président Obama s'est montré profondément déçu. Il en veut aux autorités de Nairobi qui ont failli à leur devoir de signataire de l'accord de Rome, portant création de la Cour pénale internationale.  

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