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Libye Le gouvernement s'oppose au départ de Kadhafi
Le gouvernement libyen rejette toute négociation sur un départ de Kadhafi, alors que le conflit militaire a fait depuis le 15 février entre 10 000 et 15 000 morts selon l'ONU, et obligé près de 952 000 Libyens à prendre la fuite, selon l'Organisation internationale pour les migrations.
Le porte-parole du gouvernement libyen, Moussa Ibrahim, a indiqué dimanche soir que le gouvernement rejetait toute discussion au sujet d'un départ de son guide, rejetant du coup l'offre de la Turquie qui s'était portée garante de son éventuel exil. La Libye refuse toute discussion sur un départ de Mouammar Kadhafi. « Je ne suis ni premier ministre ni président ni roi. Je n'occupe aucun poste en Libye. C'est pourquoi je ne dois renoncer à aucune fonction», a indiqué dimanche le colonel, selon les propos rapportés par le président russe de la Fédération internationale des échecs (FIE) Kirsan Ilioumjinov qui avait joué une partie d’échecs avec le guide libyen. Les images de cette partie ont été diffusées par la télévision libyenne. Selon le président de la FIE, le guide a dit qu'il n'avait pas l'intention de quitter la Libye. Le dirigeant libyen montre ainsi qu'il ne cèdera pas d'un pouce, malgré les raids de l'Otan. Les déclarations de Kadhafi sont une réponse à la «garantie» que lui a offerte la Turquie pour qu'il quitte son pays. Cette tentative de médiation d'Ankara s'ajoutait à celle de l'Union africaine et à la «feuille de route» que doit présenter Moscou. Sur le terrain, les combats se poursuivent de plus belle entre les «insurgés» et l’armée libyenne. Dans l'Est, les opposants tentent de gagner le site pétrolier de Brega, à 240 km à l'ouest de Benghazi, et dans les montagnes au sud-ouest ils cherchent à faire face à la résistance de l’armée. A 40 km à l'est de la ville de Brega se sont déroulés dimanche d'intenses affrontements à coups de roquettes et d'obus, selon les opposants. R. I. |