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Alors que l'Otan reprend ses frappes sur Tripoli Le conflit en Libye en débat au Conseil de sécurité
Après trois jours de répit, deux fortes explosions ont été entendues mardi soir dans la capitale libyenne. Les raids de l'Otan avaient visé des «sites civils dans la zone de la cité al-Fernaj», selon l'agence libyenne Jana. Cette reprise de l'offensive de l'Otan intervient à la veille de la réunion de consultation pour discuter du conflit en Libye.
Elle regroupera des membres du Conseil de sécurité de l'ONU et de l'Union africaine (UA), selon des médias. Les membres du Conseil de sécurité de l'ONU, dont la Chine, et des ministres des Affaires étrangères des pays membres du haut comité ad-hoc de l'UA pour la Libye, discuteront de la situation et des moyens de trouver une solution politique au conflit qui se déroule dans ce pays. A ce propos, la Chine a souhaité que ces consultations conjointes aideraient à mettre fin au conflit en Libye par des voies politiques. Elle espère que la communauté internationale se mettra d'accord, à la fin de la réunion, sur un cessez-le-feu immédiat en Libye. Pour sa part, le président de la commission de l'UA, M. Jean Ping avait réaffirmé la détermination de l'organisation africaine à «poursuivre ses efforts pour résoudre la crise libyenne et parvenir à une approche globale portant des solutions durables». Dans sa feuille de route, l'UA réclame aux parties en conflit, un cessez-le-feu en Libye pour permettre aux différentes parties d'entamer un dialogue national en vue d'une solution politique à la crise. Sur le terrain, des correspondants de presse rapportent que dans l'ouest du pays, les rebelles ont réussi à prendre pour la première fois le contrôle du village al-Rayaniya situé sur la route entre les villes de Zenten et Yefren. Sur le front de l'est en revanche, 21 rebelles ont été tués lundi dans des combats avec les forces loyales qui ont fait rage ces derniers jours entre Ajdabiya et Brega. Selon l'ONU, le conflit a fait depuis le 15 février entre «10 000 et 15 000» morts et obligé près d'un million de personnes à prendre la fuite. Par ailleurs, des interrogations fusent sur la capacité de l'Otan à disposer de moyens militaires suffisants pour mener à bien sa mission si l'opération doit se prolonger trop longtemps. Mais la porte-parole de l'Otan a estimé que l'Alliance dispose des moyens nécessaires pour «maintenir la pression» sur Kadhafi. L'opération suscite également le débat aux Etats-Unis, où le président républicain de la Chambre des représentants, John Boehner, a rappelé à Barack Obama que la loi américaine interdit de prolonger une guerre au-delà de 90 jours sans autorisation du Congrès. R. I. |