LE JOURNAL
 
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02-07-2012

La plainte de Bouras et Bourâada pour empoisonnement est enclenchée

La «stanozolol» aurait-elle pu provoquer le décès ?

L'affaire Zahra Bouras et Larbi Bourâada se poursuit et vient de révéler de nouveaux développements selon ce que nous avons pu apprendre hier de sources proches des deux athlètes. L'entraineur de Zahra qui est en l'occurrence Amar Bouras nous a confirmé en effet que la plainte contre X pour empoisonnement a été  bel et bien enclenchée et il faudra s'attendre dans les jours qui viennent à une enquête minutieuse des services compétents au niveau des milieux de l'athlétisme. 

Cependant, on apprenait aussi hier qu'un élément nouveau pourrait donner à cette enquête une dimension encore plus grande puisque d'après certains renseignements recueillis auprès de spécialistes en pharmacologie, il s'avère que la stanozolol  (découverte dans l'organisme de nos athlètes) ne peut en principe être injectée par voie intraveineuse car dans ce cas, elle peut provoquer le décès.

Et comme il y a de fortes présomptions pour que cette substance, la Stanozolol, a été introduite par une main mystérieuse dans le flacon de vitamines «Amino plasmal» dont se sont servis Zahra Bouras et Larbi Bourâada, cela signifierait à présent qu'il s'agit d'un acte criminel. Volontaire ou pas ? Ça sera assurément à la justice de le déterminer et de faire toute la lumière sur cette sombre affaire de dopage dont sont assurément victimes ces athlètes qui voient tous leurs projets immédiats, surtout ceux de participer aux JO de Londres, fondre comme neige au soleil.

Pour le moment, les deux athlètes s'évertuent surtout à prouver leur bonne foi et leur innocence aux yeux de l'opinion publique nationale car chacun sait qu'au niveau international, la partie sera plus dure vis-à-vis de l'instance mondiale de l'athlétisme qui ne juge que sur les résultats du contrôle avéré positif. Ce qui est quelque part injuste comme cela avait été le cas avec Saidi Sief qui avait été privé de sa médaille alors que quelques années plus tard, la justice lui a donné raison et incriminé le laboratoire pharmaceutique qui avait été la cause de son contrôle positif. Malgré cela, on ne lui a jamais rendu sa médaille et il n'a jamais été réhabilité par les instances internationales, alors que tout le monde sait qu'il est un athlète exemplaire.

R. B.

 
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