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29-08-2012 |
Filière lait Les producteurs privés tiennent une assemblée extraordinaire cette semaine
Rien ne va plus dans la filière lait. Les graves dysfonctionnements qui caractérisent la production ainsi que la distribution de lait en Algérie continuent de tourmenter les esprits des producteurs qui ne savent plus à quel saint se vouer. Les producteurs laitiers affiliés à la Fédération nationale de l'industrie agroalimentaire, de l'agriculture et de la pêche de la Confédération des industriels et producteurs algériens (CIPA) tiendront au début de la semaine prochaine une assemblée extraordinaire dédiée à l'examen de la situation de la filière qui connaît une menace certaine.
Ainsi, le débat entre ces professionnels sera centré sur la relation de ces derniers avec l'Office interprofessionnel du lait (Onil), les prérogatives du Syndicat interprofessionnel du lait (SIL), la mise en place de nouveaux dispositifs organisationnels de performance dans la filière et la responsabilité en matière d'indisponibilité du sachet de lait durant le mois de Ramadhan ainsi que d'autres contraintes liées au secteur. Tous les producteurs sont invités à participer à cette réunion pour enrichir le débat et prendre une position commune et unifiée par rapport aux événements récents qui peuvent porter un grave préjudice à l'avenir des unités de production de produits laitiers, notamment celles du secteur privé. Il est à noter que les producteurs de lait ont dénoncé «les injustices» constatées dans la distribution de la poudre de lait et se sont souvent interrogés sur les critères définissant le dispatching de la poudre. Ils ont été surpris de constater «l'indifférence totale» des pouvoirs publics vis-à-vis des problèmes qu'ils ont évoqués et des solutions qu'ils ont proposées pour mettre un terme au malaise que certaines unités connaissent, notamment en période de grande consommation de lait. Pis encore, les producteurs sont déçus de constater un «manque de volonté flagrant» des responsables du secteur concernant les risques ou carrément la fermeture des unités de production de lait. En contrepartie, de nouvelles usines «très favorisées» ont été ouvertes et trouvent de grandes facilités dans l'acquisition de la poudre de lait avec des quantités dépassant de loin les besoins réels de production mais aussi la densité populaire de la région où elles se trouvent.
Nouria Bourihane |