LE JOURNAL
 
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13-10-2012
Le Mujao lève le voile sur son vrai visage
Des femmes et des enfants de 12 à 18 ans violés à Tombouctou

Les éléments du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) qui, officiellement, disent avoir pour but l'application de la charia (loi islamique) coupant la main de l'«auteur d’un vol», taisent le crime contre l'humanité quand plusieurs parmi eux commettent des agressions sexuelles contre des femmes et des enfants.

Une application sélective, donc, de la charia, qui cache mal la généralisation des viols de femmes et d'agressions sexuelles contre des mineurs auxquelles sont, malgré elles, soumises les populations des villes du nord du Mali occupées par les organisations terroristes (Aqmi et Mujao).

Des cas de ces crimes sont révélés malgré le black-out que le Mujao a tenté d'imposer pour continuer à parler au nom de la religion.

Deux éléments du Mujao ont été, en effet, pris en flagrant délit dans une affaire de mœurs sexuelles lundi 8 octobre 2012 à Tombouctou comme constaté sur place par «KOACI.COM». «Tout est fait dans la ville pour taire la nouvelle mais le bouche à oreille a, malgré les menaces, apparemment fonctionné.»

Les deux hommes ont été pris en flagrant délit, apparemment sur dénonciation, dans une habitation située non loin d'une station d’essence, avec quatre femmes plutôt jeunes, avec lesquelles ils avaient des rapports sexuels, selon les informations recueillies par des témoins oculaires présents au moment de l'arrestation, est-il rapporté.
Pour l'heure, même si tout l'indique, il n’y a aucune confirmation pour savoir si les femmes étaient ou non sous la contrainte, est-il ajouté.

La sœur d'une d'entre elles s'est par ailleurs confiée à KOACI.COM en indiquant que sa sœur âgée de 21 ans avait été amenée de force par deux hommes vers 19h alors qu'elle revenait d'une course. Une agression sexuelle que le Mujao ne veut pas punir quand ce sont ses éléments qui sont mis en cause.

Un «haut fait d'armes» qui ne semble pas être le premier du genre de la part du Mujao puisqu'on ajoute que «les informations relevant de cas de mœurs sont fréquentes depuis le début de l'occupation islamiste qui prône l'instauration de la charia au Nord Mali.

La presse malienne qui affiche publiquement son opposition à la présence des éléments du Mujao à Gao et Tombouctou a, note-t-on, réagi à cette information à travers plusieurs articles et analyses. Dans un commentaire d'un journaliste malien, il est écrit : «A-t-on besoin encore de plus de preuves pour comprendre que leur combat n'a rien à voir avec la religion dont ils s'autoproclament les défenseurs ?»

Des femmes à vendre pour moins de 1000 dollars
En effet, comment peut-on assimiler des terroristes violeurs, trafiquants de drogue et tueurs à une religion par le simple fait qu'ils se proclament d'elle avec violence et surtout parce qu'ils veulent qu'on les y assimile ? Le comportement des éléments du Mujao n'a, faut-il le souligner, aucun point en commun avec les valeurs des religions célestes. «Les religions ne servent que de support à des personnes malveillantes et malintentionnées qui les utilisent pour des buts plutôt idéologiques et criminels qu'autre chose», est-il dénoncé.

Les «hauts faits d'armes» du Mujao et d’Aqmi ne s'arrêtent pas là. Des informations confirmées à Gao, une autre ville du nord du Mali, font état du fait que de jeunes femmes sont à vendre pour moins de 1000 dollars. C'est l'un des témoignages rapportés par le sous-secrétaire général de l'ONU aux droits de l'homme, rentrant d'une visite de 4 jours dans le pays.

Selon Ivan Simonovic, le nord du Mali est devenu le théâtre de violations systématiques des droits humains, en particulier à l'encontre des femmes et des enfants. Des cas de mariages forcés seraient devenus fréquents et les femmes seraient vendues et forcées de se remarier.

L'envoyé de l'ONU rapporte également que les groupes terroristes, notamment le Mujao, sont en train d'établir des listes de femmes afin de les forcer à se marier à des terroristes.
Les terroristes «achètent également des enfants aux familles pour en faire des soldats, en échange de 600$ (466€) par enfant», a expliqué Ivan Simonovic.

Ces deux informations renseignent sur le véritable visage des nouveaux occupants du nord-Mali (Aqmi et Mujao) qui s'autoproclament l'application de la charia à Gao et Tombouctou, refusant de l’appliquer pour les auteurs de crimes totalement contraires à toutes les religions célestes, s'en prenant aux populations locales et commettant des attentats et tueries au nom de l'Islam, religion qui rejette catégoriquement ce genre de comportement.

Les mises en garde de l'UFL
A rappeler que l'Unité de fusion et de liaison (UFL), mécanisme de renseignement de huit pays du Sahel, n'a pas cessé de mettre en garde à travers les rapports destinés aux hiérarchies politique et militaire contre les tentatives d'exploitation des préceptes de l'Islam par les terroristes et leurs relais au Sahel à l'effet de gagner la sympathie des populations de l'espace commun.

Les différentes manifestations populaires antiterroriste organisées à Gao et Tombouctou confirment la prise de consciences des citoyens qui rejettent la présence d'Aqmi et du Mujao sur leurs terres.  

L'exploitation sexuelle des «enfants soldats»  
Aqmi et le Mujao semblent déterminés à faire subir le pire aux populations de Tombouctou et Gao passés sous leur emprise depuis plusieurs mois.

En effet, des témoignages recoupés à Gao font état du recrutement récent par le Mujao d'une vingtaine d'adolescents pour les enrôler dans les activités terroristes. Agés entre 13 et 16 ans, ces nouvelles recrues, qui ne possèdent aucune expérience «militaire», s'occupent depuis leur recrutement de la préparation de la nourriture pour les éléments armés. Un endoctrinement puis la préparation de ces innocents pour subir le pire. «Ils sont même exploités sexuellement par les chefs terroristes qui ont recours à cette méthode pour déstabiliser psychologiquement les victimes et les pousser à exécuter les ordres sans réfléchir», est-il rapporté.

Des crimes contre l'humanité préparés par les chefs terroristes qui, depuis exactement mai 2012, ont instruit à leurs subordonnés de trouver de nouvelles recrues très jeunes. C'est ainsi que des membres du Mujao sillonnent périodiquement les mosquées, les marchés et les lieux publics à Gao afin de convaincre les adolescents à adhérer à l'action terroriste.

L'Unicef tire la sonnette d'alarme
Un récent communiqué de presse de l'Unicef rendu public révèle que «l'agence onusienne aurait reçu des informations selon lesquelles des groupes armés dans le nord du pays recrutent des enfants à des fins militaires. En juillet dernier, au moins 175 garçons, âgés entre 12 et 18 ans, avaient directement été associés à des groupes armés dans le Nord», a déclaré l'agence dans un communiqué de presse. L'Unicef a appelé «toutes les parties au Mali à laisser les enfants en dehors du conflit, en rappelant que le recrutement d'enfants soldats de moins de 18 ans est interdit par la loi internationale et constitue un crime de guerre.

Si les enfants recrutés ont moins de 15 ans cela constitue un crime contre l'humanité». Les terroristes du Mujao qui manipulent les populations au nom de la religion musulmane avec laquelle ils sont en totale contradiction, restent insensibles aux souffrances de leurs victimes et au drame qu'ils causent aux populations des villes occupées.

M. A.

 
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