20-07-2011
La peintre Fatima Mounira Bouras
Des couleurs naturelles

Mounira une artiste peintre semble timide et réservée, son temps est partagé entre son art et sa maison. Sa peinture lui permet de se libérer et de s'exprimer. Rencontrée dans son atelier,  elle nous a accordé cet entretien. Le Temps d'Algérie : Pourriez-vous identifier votre peinture ?
Mounira Bouras : Ma peinture s'inscrit dans une perspective abstraite, l'abstraction permet à chacun de nous d'interpréter une toile selon l'angle où il la voit, une diversité de la pensée. L'art abstrait ne représente pas des sujets du monde naturel.

Pouvez-vous nous parler de votre parcours artistique ?
J'ai commencé à faire des dessins au crayon depuis mon jeune âge. Je n'ai pas  fait les beaux-arts mais la peinture était un don de Dieu pour moi.

Vous êtes la première peintre en Algérie ayant utilisé le maquillage traditionnel à la place de l'huile de lin et autres. En quoi consiste cette nouvelle méthode ?
Cette méthode consiste tout simplement à utiliser du maquillage traditionnel à la place de l'huile et des pigments. Ce sont des produits naturels comme le kohl, le aâker (une pierre d'argile rouge) et la baguia (une préparation à base de plantes). La nature nous offre une multitude de couleurs…

Pourquoi avez-vous  recouru à cette méthode ?
Comme il n'y a pas un marché d'art en Algérie, l'artiste se trouve parfois à la dèche. Il ne peut pas acheter son  matériel de peinture qui coûte cher… mais ces produits qui ne sont pas coûteux sont à la portée de tout le monde.

La femme est très présente dans vos toiles telles que la foule, le manuscrit, le revenant et autres... pourquoi ce choix ?
La femme est un thème récurrent chez moi car elle détient un rôle important dans la société.
Elle est la mère qui donne la vie, c'est l'être qui donne de l'amour et de l'affection ….

Et le choix de vos couleurs…
La couleur noire prend une place privilégiée dans mes peintures. Elle donne une sensation du mystère, et de force  elle s'assortit avec toutes les autres couleurs.                 
 Y. B.