| 01-10-2011 | |
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Poursuivie pour graves menaces contre des avocats La pseudo-représentante d'un émir devant le tribunal Donnant suite à deux plaintes introduites par Mes Rejdel Mohamed Nabil et Boudiaf Mustapha à l'encontre de Chaoui Chahrazed, accusée de menaces et d'injures à leur encontre, le tribunal de Bir Mourad Raïs, s'appuyant sur les faits contenus dans le dossier, a enrôlé cette affaire pour le 27 octobre en chambre pénale. D'emblée et au vu de la teneur du dossier et des révélations qui en découleront durant l'audience, il paraît évident que cette affaire fera certainement couler de l'encre. Elle oppose deux avocats, Maîtres Boudiaf et Rejdel, à Chaoui Chahrazed, une pseudo-représentante d'un richissime émir, propriétaire d’une compagnie pétrolière, lequel a nié son existence par le biais d'une correspondance par mail. Cette dernière aurait, selon une source sûre, «épousé un des conseillers de l'émir, établi à Londres». Le litige a débuté au moment où les deux avocats, qui étaient, précédemment constitués pour Chaoui, ont réclamé leurs honoraires arrêtés d’un commun accord. Cette dernière, usant de son pseudo statut de représentante d'un émir et des relations qu'elle entretient avec des personnalités influentes évoluant dans des sphères inavouées de la société et des institutions de l'Etat, dénigra ces derniers après leur avoir remis des chèques dont les montants ne représentaient pas ceux convenus. Mme Chaoui, au moyen du téléphone d'une de ses employées, décida de mettre fin aux tiraillements de Me Boudiaf qui ne cessait de réclamer sa rétribution légitime ; ce dernier a plaidé pour Chaoui dans plusieurs affaires dont celle d'un fonds de commerce qui faisait office de parc pour la protection civile). Elle aurait adressé plusieurs SMS à ce dernier dans lesquels elle profère des menaces et des injures très graves. Des messages dans lesquels elle mentionne des noms de personnes occupant des postes importants au niveau de la justice et du bâtonnat d' Alger pour intimider l'avocat. Mais ce dernier, très coriace, entame une procédure légale en recourant à l'arbitrage du conseil de l'ordre des avocats. Alors qu'il s'attendait à un positif épilogue, Me Boudiaf a fait l'objet d'une suspension arbitraire de la part du bâtonnier, le 25 mai. Ne tenant pas compte de l'avis des membres du conseil, le bâtonnier a mis en application cette décision par voie de correspondances adressées aux magistrats. «Comment se fait-il que Chaoui Chahrazed connaissait la décision quelques jours auparavant, date à laquelle elle me l'a communiquée ?» s'interroge Me Boudiaf qui relève que «sa suspension n'était effective que le 25 du même mois». De son côté et lors de son audition, Chaoui Chahrazed a «nié les faits qui lui sont reprochés de même qu'elle nia être l'auteur des SMS». Allant plus loin, elle affirma «avoir porté plainte contre Me Boudiaf Mustapha pour falsification de documents administratifs et que l'affaire est en justice (affaire concernant un local de 650 m2 situé à la rue Charras, Alger-centre)». Au vu des pièces accablantes contenues dans ce dossier, constitué au terme d'une enquête diligentée par les services de sécurité, le procès promet d'être explosif. Un dossier très bien peaufiné par les enquêteurs et contenant des aveux et des contre-aveux de personnes de l'entourage de l'accusée, même les relevés des appels téléphoniques et SMS transmis par Chaoui Chahrazed non seulement aux avocats mais également à des personnes identifiées comme exerçant au sein du conseil de l'ordre des avocats mais, également, à d'autres entités. Les accointances dont se targue C.C. ne manqueront pas d'être citées dans ce procès qui ne manquera pas de s'inscrire dans le temps. D. Mentouri |