01-10-2011

Exclusion des syndicats autonomes de la tripartite

Le Cnapest dénonce

L'exclusion des syndicats autonomes de la tripartite «n'est qu'une preuve du rejet du gouvernement de ces syndicats pour pouvoir faire passer ses propositions, a estimé hier le Conseil national des professeurs de l'enseignement secondaire et technique (Cnapest)

Dans un communiqué rendu public, le syndicat estime que le gouvernement qui compte sur un seul syndicat (l'UGTA), fait ainsi passer ses propositions sans opposition. Pour preuve, soutient le Cnapest, «l'augmentation du SNMG de 15 000 à 18 000 dinars est une proposition du gouvernement adoptée par la tripartite et non une proposition du ministère des travailleurs, c'est-à-dire le syndicat présent à la rencontre», allusion claire à l'UGTA.

Pour le Cnapest, qui accuse clairement le patronat, «les travailleurs du secteur privé souffrent de l'absence de leurs droits sociaux et sont à la merci de certains patrons qui n'hésitent pas à leur délivrer des fiches de paie faisant ressortir un salaire supérieur au SNMG alors que ce qu'ils touchent est largement en deçà». Les rédacteurs du document dénoncent également ces patrons qui refusent que des sections syndicales soient créées au niveau de leurs entreprises.

Le Cnapest estime par ailleurs que l'incidence de l'augmentation du salaire minimum sur le budget de l'Etat, estimé, selon un communiqué du Premier ministre à 75 milliards de dinars, n'est en fin de compte que le prélèvement fiscal sur les salaires et ne signifie pas des sommes d'argent supplémentaires dépensées en salaires, «parce que les salaires des travailleurs de la Fonction publique dépassent la valeur de 18 000 dinars aujourd'hui», explique le Cnapest qui s'interroge sur le coût des incitations et autres facilités accordées aux patrons.

S. Mekla