23-04-2012

Bahreïn

Le pouvoir reste inflexible

Malgré les manifestations menées par l'opposition de Bahreïn, les autorités n'ont montré aucun signe de flexibilité. Le Grand prix de Formule 1 s'est tenue dimanche avec un important dispositif de sécurité et marqué en marge par des manifestations parfois violentes. Le Conseil des ministres de ce petit royaume du Golfe a ainsi souligné dimanche, dans un communiqué, que «la tenue du GP reflète la confiance au niveau international en la capacité de Bahreïn d'organiser un évènement de dimension mondiale».

Les opposants, qui réclament depuis plus d'un an une véritable monarchie constitutionnelle, où le Premier ministre serait choisi parmi les élus de la majorité, ont multiplié les manifestations avant le Grand Prix.
«Les jeunes du 14 février» et d'autres manifestants plus radicaux que le principal mouvement chiite du Wefaq, ont organisé «trois jours de colère» coïncidant avec ceux

de la course, qui ont été marqués par des violences.
Des incidents, avec des routes barrées avec des pneus enflammés, des jets de cocktails Molotov sur les forces de l'ordre et une tentative d'occuper à nouveau la place de la Perle, épicentre de la contestation en 2011, ont émaillé le week-end. Les autorités, nerveuses, ont refusé des visas à plusieurs journalistes et empêché ceux qui cherchaient le contact avec les manifestants de le faire.