| 27-08-2012 | |
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Plusieurs grèves sont déjà annoncées La rentrée scolaire pourrait être perturbée Les recalés au concours de l’éducation manifestent à Constantine La colère de ces enseignants contractuels est monté d'un cran suite à l'affichage des listes des admis lors du concours, organisé le 12 août dernier par la DE, et où 113 postes de professeurs de l'enseignement secondaire concernant 5 matières et spécialités ont été offerts face à 2800 demandes. Les admis au concours se comptent exclusivement parmi les candidats du nouveau système titulaire de mastères des années 2011 et 2012 et aucun des titulaires du système classique, concernés en premier par les promesses d'intégration et à qui elles ont été faites directement. Regroupés hier devant le siège de la Direction de l'éducation, les protestataires scandaient des slogans hostiles à la direction et à leur tutelle. Ils affirment, selon toujours leur représentant, que «le ministre avait promis de régler notre situation, puis avait précisé, lors du journal d'information de 20h, de l'ENTV, le 30 janvier 2012, qu'un concours blanc sera organisé pour les contractuels 2011-2012, pour les postes vacants afin de les intégrer au corps de l'éducation nationale». La date dudit concours a alors été fixée au mois de mars de la même année, puis reportée, une première fois, pour après les élections législatives du 10 mai dernier, et une seconde fois pour le mois de juillet, pour que le concours soit organisé finalement le 12 août. Les contestataires se prévalent d'un diplôme d'études supérieures (DES), équivalant à un Bac+4, jouissant en sus, de plusieurs années d'ancienneté et d'expérience qui dépasse les 10 ans pour la majorité d'entre eux. Ils se déclarent «terriblement déçus par ces manœuvres, dont le but évident est de leur signifier l'enterrement du système classique et qu'il n'y a d'avenir que pour le diplôme du mastère. En effet, après avoir découvert en tête de liste des noms retenus au concours celui de la fille du directeur de l'éducation de la wilaya, c'est toute sa crédibilité qui est partie aux yeux des postulants venus très nombreux jeudi devant les deux établissements scolaires cités. Ils n'ont pas hésité à tirer à boulets rouges sur les organisateurs de ce concours, à savoir la direction de l'éducation. «C'est de la magouille doublée de favoritisme», se sont écriés les candidats. Dans une requête adressée au ministre de l'Education, les recalés exigent «l'annulation de ces résultats et l'ouverture d'une enquête, jugeant «que la liste des admis ne reflète guère la compétence de tous les diplômés qui ont concouru pour tous ces postes d'enseignants et que le clientélisme et le favoritisme ont prévalu sur le mérite des candidats». Notons que 442 candidats ont été retenus pour ce concours. Enfin, devant la protestation générale, le directeur de l'éducation a déclaré sur les ondes de la radio locale de Tlemcen que «200 postes supplémentaires vont être créés, dont 170 pour le cycle primaire et 30 pour le secondaire et seront pourvus au cours du début de ce mois de septembre». Mais cette déclaration n'a pas calmé les esprits des protestataires, qui maintiennent leur protestation et veulent aller jusqu'au bout de leurs revendications. Ilhem Tir et B. Soufi |