| 11-09-2012 | |
|
Ils exigent le renouvellement de leur représentation syndicale Les travailleurs d'El Hadjar sollicitent l'intervention du Premier ministre «Tout en exprimant notre solidarité avec les grévistes de la faim et en demandant la réintégration des travailleurs suspendus, nous regrettons de voir certains syndicalistes s'agiter pour prendre «el-khalifa» (la relève, Ndlr) et continuer le sale travail de ceux qui ont signé les accords de compression dans le dos des travailleurs», dénonce notamment le collectif dans un communiqué parvenu hier à notre rédaction. «En effet, pendant que les travailleurs, les plus conscients, lors d'un mois de Ramadhan pénible, se battaient pour la préservation de l'emploi de tous, pour interpeller le Premier ministre sur le désastre qui attend notre complexe, ces soi-disant syndicalistes, dans la confusion la plus totale et après avoir été désavoués par plus de 3900 travailleurs, s'entêtent avec une direction intéressée, à nous concocter un CP (comité de participation) et un syndicat maison en dehors des préoccupations et des luttes des travailleurs notamment par la création d'une commission électorale fantoche», ajoutent les rédacteurs, qui appellent les travailleurs «à préparer des délégués et représentant honnêtes et combatifs», car selon eux «un syndicat et un CP forts nous seront nécessaires pour défendre notre pain quotidien et notre dignité». «Nous ne voulons plus de syndicat soumis et corrompus», tonnent-ils encore, avant d'exiger «immédiatement et pacifiquement», le renouvellement leur représentation «conformément à la réglementation» tout en écartant «les parasites et les affairistes qui nous ont trahis». Ces mêmes sources soutiennent et signent la lettre ouverte adressée au Premier ministre et «initiée par des centaines de travailleurs du complexe», tout en appelant à la préparation «de notre plate-forme de revendications pour la préservation de l'emploi , le respect des engagements de la direction, le pouvoir d'achat, la sécurité des conditions de travail…». Dans un précédent communiqué datant de juillet, annonçant sa naissance, le collectif «provisoire» décrit «une atmosphère de peur, d'injustice, de répression et de démotivation totale qui règne au complexe ArcelorMittal d'El Hadjar». Il avait alors exigé «l'arrêt des mesures d'intimidation et de répression de tous les travailleurs, la suspension des accords signés jusqu'au renouvellement démocratique du syndicat et du Comité de participation et l'annulation des mesures disciplinaires et suspensions des travailleurs victimes de l'absence d'une représentation véritable». S. M. |