| 18-09-2012 | |
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Driss Yalaoui, expert économique «Le déclassement des terres agricoles va booster la réalisation de logements» «Nous enregistrons, depuis plusieurs années, un recul important dans l'exploitation des terres agricoles à des fins agraires, alors autant opter pour le déclassement de ces terres pour la résorption de la crise du logement qui sévit en Algérie depuis plusieurs années», a-t-il indiqué. Cette mesure doit concerner, souhaite-t-il, les terres non fertiles. «Vous vous rappelez l'impact qu'avait eu l'expérience du déclassement des terres dans les années 1980 pour la création des lotissements. Elle a eu un grand succès et a permis la réalisation de plusieurs centaines de lotissements, donc des milliers de logements pour les familles», a-t-il dit. Pour lui, le retard dans la réalisation de logements a toujours été imputé au manque d'assiettes foncières, étant que de gros moyens existent en matière de construction. «Une telle mesure prise par le gouvernement va donc lever une contrainte de taille et contribuera à booster le rythme de réalisation et surtout à atteindre l'objectif tracé dans le cadre du troisième millénaire à savoir la réalisation de 2 millions de logements», a précisé M. Yalaoui. A propos des hydrocarbures, notre interlocuteur estime que «la création d'un cadre juridique pour l'organisation des investissements étrangers dans ce domaine sensible est une bonne chose». «Mais il faut respecter ce cadre comme cela a été le cas pour la loi sur les investissements et le code des marchés publics», a-t-il indiqué, en soulignant que l'orientation des efforts vers l'exploration des ressources pétrolières peut «constituer une menace sur les générations futures». «Il faut explorer doucement en pensant à la longévité de l'investissement et en tenant compte des besoins nationaux également», a-t-il souligné. Pour lui, l'Assemblée nationale n'a pas joué le jeu en «faisant des propositions nouvelles et concrètes en matière d'investissement dans le secteur des hydrocarbures en dépit de son importance». Nouria Bourihane |