| 16-10-2012 | |
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Cherté du mouton de l'Aïd et des produits alimentaires La faute à la loi du marché Même si la régulation du marché incombe aux pouvoirs publics qui doivent prendre les mesures qui s'imposent, le ministre du Commerce, M. Benbada, évoque la loi du marché, c'est-à-dire l'offre et la demande, pour justifier la cherté de certains produits de large consommation mais aussi du mouton de l'Aïd, objet de toutes les spéculations. «Il ne faut pas entrer dans des discussions stériles qui n'ont aucun sens», a répondu hier le ministre du Commerce aux journalistes à ce propos, en marge de la séance plénière du Conseil de la nation consacrée au plan d'action du gouvernement. «Les produits non réglementés, je le dis et je le répète, sont régis par la loi de l'offre et de la demande», a-t-il martelé, indiquant que l'Etat n'est responsable que des prix des produits réglementés. «La loi punit pour ce qui est de ces produits (réglementés), en dehors, c'est la loi du marché qui commande», a-t-il dit, ajoutant que l'Etat intervient aussi dans tout ce qui a trait à l'organisation du marché. «Pour ce qui est du bétail justement, on doit rappeler que des quantités importantes sortent illégalement du territoire national et le ministère du Commerce n'est pas responsable de cet état de fait», a justifié Benbada, indiquant qu'il y a des services concernés pour la lutte contre la contrebande. «Ce phénomène ne touche pas uniquement le bétail mais aussi les hydrocarbures et les produits alimentaires», a-t-il ajouté, regrettant que l'huile qui est un produit subventionné est aussi touchée par ce phénomène. «Des quantités énormes d'huile se retouvent au Maroc», précise Mustapha Benbada pour qui toutes les parties concernées par la régulation du marché doivent s'impliquer pour combattre ce phénomène mais aussi renforcer les mécanismes de production qui sont à ses yeux la solution idoine, «au lieu de recourir à la solution la plus simple, l'importation». S'agissant de l'opération d'éradication des marchés parallèles, le ministre a affirmé que l'opération est toujours en cours. «Nous avons éradiqué plus de marchés en un mois et demi (300 marchés) que depuis deux ans (228 entre 2010 et août 2012)», a-t-il précisé. Saïd MeklaL |