20-10-2012
Les secrétaires généraux nationaux des corps communs de la santé se sont réunis
Un sit-in sera organisé mardi devant le siège de l'UGTA

Les secrétaires généraux des corps communs du secteur de la santé, affiliés à l'UGTA, ont organisé le week-end dernier une réunion pour l'aboutissement de leurs doléances.

Moussaoui Azzedine, secrétaire général de la section syndicale UGTA du corps commun du CHU Lamine-Debaghine a indiqué que «la grève prévue initialement ce lundi sera reportée au 29 octobre prochain pour ne pas paralyser les centres de santé avant la fête de l'Aïd», avant d'ajouter, «qu'entre temps, un sit-in sera organisé mardi prochain devant le siège de l'UGTA par tous les secrétaires généraux de la section syndicale du corps commun des centres de santé nationaux. A cette occasion, les secrétaires généraux comptent transmettre un message au ministère de la Santé.

Au cas où le ministère ne répondrait pas favorablement à leurs revendications socioprofessionnelles, ils sont décidés à mener une grève illimitée, jusqu'à satisfaction effective des doléances et obtention de tous les droits des corps communs du secteur de la santé». Il y a lieu de rappeler qu'ils étaient nombreux à manifester la semaine passée durant les trois jours de débrayage.  Que ce soit les agents d'entretien, d'administration ou de sécurité, ils étaient une centaine à se rassembler. En revanche, un service minimum a été assuré.

Toutefois, l'activité a été perturbée par ce débrayage, a-t-on constaté sur les lieux, où la plupart des malades venaient  de l'intérieur du pays. Pour sa part, le ministère de la Santé a indiqué que «la tutelle s'engage à améliorer autant que faire se peut les conditions socioprofessionnelles descorps communs».

Et c'est ainsi que, «la moralisation et la réhabilitation de la notion de service public devient  un objectif qui ne peut être atteint qu'à la condition que tous les professionnels se mobilisent. Ce mouvement passe par le dialogue, la confiance et le partenariat entre la tutelle et les partenaires sociaux», a indiqué le chargé de la communication du ministère, Slim Belkessam. «Le personnel de la santé doit exercer dans de bonnes conditions pour qu'il mène à bien sa mission. C'est dans ce sens que nous privilégions les portes du dialogue qui demeurent ouvertes à tous les acteurs», a-t-il ajouté.

N. K.