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Le président américain semble préférer l’hostilité à la paix. Il l’a prouvé par son l’attaque militaire lancée contre des civils en Irak, le refus de coopérer avec la Russie, et maintenant l’annulation de l’accord conclu avec Cuba.

 

En juillet 2015, Barack Obama et Raul Castro avaient annoncé le rétablissement de la coopération diplomatique engageant leurs pays, suspendue depuis 1961. Les ambassades ont rouvert le 20 juillet.
L’annonce, qui était attendue depuis que Washington avait retiré, fin mai, La Havane de la liste noire des Etats soutenant le terrorisme, a été officialisée par le président cubain, Raul Castro, et son homologue américain, Barack Obama, mercredi 1er juillet 2015. La date de réouverture des ambassades était prévue pour le 20 juillet. Dans une lettre adressée à la Maison Blanche, Raul Castro a «le plaisir de s'adresser à vous dans une lettre pour noter que la République de Cuba a décidé de rétablir la coopération diplomatique». Saluant une «étape historique» engageant ces pays et annonçant une visite du secrétaire d'Etat John Kerry «pour hisser fièrement le drapeau américain à nouveau sur notre ambassade», M. Obama a appelé le Congrès à lever l’embargo contre Cuba. Son discours a été diffusé en direct et en espagnol sur la télévision cubaine. «Les Américains et les Cubains sont prêts à aller de l'avant. Je pense qu'il est temps pour le Congrès de faire de même. J'ai appelé le Congrès à prendre des mesures pour lever l'embargo qui empêche les Américains de voyager ou de faire du commerce avec Cuba ». C’est un accord historique que Washington et Cuba ont conclu. L’accord applaudi par la communauté mondiale, Washington et Cuba, mettait fin à l’hostilité opposant ces pays et augurait d’une meilleure coopération diplomatique engageant les pays du mondepour la paix, et loin des conflits armés. Rompant avec la politique de rapprochement entamée par l’administration Obama, le nouveau président américain qui a déjà sur la conscience la mort de nombreux civils en Irak, en Afghanistan, au Yémen, et ailleurs dans le monde, a durci le ton envers le gouvernement cubain, appelant à des réformes économiques et politiques. «Avec effet immédiat, j'annule l'accord totalement inéquitable signé avec Cuba par la dernière administration», a lancé Donald Trump dans le quartier de Little Havana, à Miami, le 16 juin. Il a promis «un meilleur accord pour les Cubains et pour les américains». Assurant que les assouplissements de la coopération diplomatique engagée par l’administration Obama «n’aident pas les Cubains» et «ne font qu’enrichir le pouvoir», le président américain a réclamé des changements dans la politique du gouvernement cubain. En particulier, il a souligné que celui-ci devait respecter les droits de l’homme mais aussi entamer des réformes politiques et économiques, avant qu’une éventuelle levée de l’embargo, assoupli par Barack Obama en 2008, ne soit évoquée. Il a assuré que les américains dénonceraient les «crimes du régime Castro». Concrètement, Donald Trump a annoncé la limitation des transactions avec le Groupe d'administration d'entreprises Gaesa, un holding d’Etat cubain contrôlé par les forces armées et particulièrement influent dans le domaine touristique. Il a par ailleurs prôné une politique plus rigoureuse concernant les restrictions sur les voyages vers l’île. Si le rétablissement des relations diplomatiques entre les deux pays n’est pas remis en cause, cette annonce rompt néanmoins avec le rapprochement avec Cuba entamé en 2014 par son prédécesseur Barack Obama, et ce, alors que les relations avaient été rompues en 1961, quelque temps après la révolution castriste de 1959. L’initiative de Donald Trump a été dénoncée par la Chambre de commerce des Etats-Unis, qui a estimé qu’elle limitait «les possibilités de changements positifs sur l'île» et risquait «de laisser la place à d'autres pays» ne partageant pas les valeurs de Washington, rapporte l’AFP. Le gouvernement cubain n’a pas réagi dans l’immédiat. Le président américain a également décidé le retrait de son pays de l’accord de Paris sur le climat signé par son Obama.

La Havane fustige la politique anti-cubaine

Les autorités de Cuba ont déclaré vendredi soir que la nouvelle politique anti-cubaine de Washington n’aboutirait à rien et constitue un pas en arrière dans les relations bilatérales entre Cuba et les États-Unis. La Havane considère les propos du président américain Donald Trump comme un pas en arrière dans les relations bilatérales, tout en restant prête à un dialogue respectueux et à la coopération avec Washington. «Les nouvelles mesures visant à resserrer le blocus sont vouées à l'échec comme par le passé et ne parviendront pas à affaiblir la révolution et à faire fléchir le peuple de Cuba qui a prouvé pendant près de 70 ans sa capacité de résister aux agressions de tout type», stipule un communiqué du gouvernement cubain. Les autorités cubaines ont également rejeté les accusations de Washington relatives au respect des droits de l'homme et ont noté que tout comme en 1959, les changements indispensables dans le modèle économique et social seraient faits par le peuple cubain lui-même.
«Les américains sont mal placés pour nous donner des leçons sur les droits de l'homme. Nous avons de fortes préoccupations en ce qui concerne le respect des droits de l'homme dans un pays où on observe un nombre immense de meurtres, d'atrocités et d'exactions policières notamment contre la population afro-américaine», signale le communiqué, rappelant aussi le sort des dizaines de personnes détenues sans jugement et torturées à Guantanamo, une base militaire américaine située sur une zone du territoire cubain occupée illégalement. Précédemment, Donald Trump a annulé la décision de l'administration Obama de normaliser les relations avec Cuba prises en 2014, après 50 ans de rupture des relations diplomatiques avec ce pays, décision qu'il avait qualifiée d'erronée. Le président a assuré que les États-Unis ne lèveraient pas les sanctions contre Cuba avant que les autorités de l'île ne libèrent les détenus politiques, ne légalisent les partis politiques et n'organisent des élections libres en présence d'observateurs internationaux.

Mounir Abi

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