24
Dim, Mar

Economie
Typography

Les centres d'enfouissement technique ne sont désormais plus suffisants pour contenir les milliers de tonnes de déchets ménagers jetés quotidiennement à travers tout le territoire national. Pour parvenir à résoudre ce problème, il est temps de se tourner vers le recyclage et la récupération des déchets.

 

La mise en place de centres spécialisés dans ce domaine est très utile, vu qu'elle sera une valeur ajoutée pour l'économie nationale. L'industrialisation de la récupération des matières premières et le recyclage de certains produits de base auront pour objectif de réduire notamment la facture d'importation des matières concernées qui se chiffrent à coups de milliards de dollars, selon les dernières statistiques du CNIS. Prenant conscience de la nécessité de cette industrie, les pouvoirs publics encouragent l'entreprenariat dans ce domaine. C'est dans cette perspective que le ministère de l'environnement et des énergies renouvelables a organisé hier la seconde édition du salon international de la Récupération et de la Valorisation des Déchets Revade, à la Safex. A l'ouverture du Salon, Fatma Zohra Zerouati, ministre de l'environnement et des énergies renouvelables, a assuré à la presse que «le recours au recyclage des déchets et leur transformation représente la meilleure solution pour résoudre ce problème des ordures que les centres d'enfouissement existants ne peuvent plus contenir». Une activité qui permettra d'assurer un développement durable, selon la ministre. Zerouati a souligné que la création de ces centres de recyclage permettra de créer plus de 7000 postes d'emplois directs et indirects. «Cette initiative ouvrira aux jeunes les portes de l'investissement, en créant leur propre entreprise», a-t-elle indiqué, avant de souligner «la nécessité d'avoir une vision économique en rapport avec l'environnement, basée sur l'industrie de recyclage, la gestion des déchets ménagers et industriels». «Le ministère ne ménagera aucun effort pour concrétiser la stratégie nationale pour la protection de l'environnement tracée par le président de la République», a-t-elle affirmé. A cet effet, elle a rappelé que la protection de l'environnement est de la responsabilité de tous. «Afin de valoriser la protection de l'environnement, il est obligatoire de sensibiliser les gens, particulièrement les enfants, sur l'importance de la préservation de nos quartiers», a-t-elle ajouté. En outre, Zerouati s'est aussi attardée sur la nécessité de mettre en œuvre plusieurs actions visant l'instauration graduelle d'une fiscalité écologique pour diminuer les rejets des activités polluantes et garantir le financement des coûts de traitement et de gestion des déchets et de la pollution du sol et de l'air. S'exprimant au sujet de cette deuxième édition Revade, elle dira que ce salon est organisé par la Chambre Algérienne de Commerce et d'Industrie (#CACI) en collaboration avec l'Agence Nationale des Déchets (#AND) et se poursuivra jusqu'au 12 octobre. «Le salon vise particulièrement la promotion des activités liées à la récupération et au recyclage. Il a également pour objectif d'encourager l'investissement et la création d'entreprises dans ce domaine», a-t-elle expliqué. Cette manifestation vise à faire connaître les équipements et les technologies utilisés en la matière. Deux journées d'étude sont prévues le 10 et 11 octobre, en marge de la tenue de ce salon. Elles seront animées par des experts nationaux et internationaux, dans le domaine de la promotion et la protection de l'environnement. La première journée a pour objectif de mettre en relation les différents acteurs de la gestion des déchets et la seconde sera sous le thème «Restitution d'une étude sur la stratégie nationale du recyclage». Des rencontres B2B sont également prévues. La ministre conclut son allocution en assurant que cet évènement est une opportunité pour notre pays de rencontrer une vingtaine d'entreprises coréennes, toutes spécialisées dans gestion des déchets.

Radia Choubane