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Ven, Mar

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Le wali d'Alger compte réunir, au milieu du mois en cours, les responsables du secteur de l'habitat en vue de s'enquérir sur l'état d'avancement des programmes, dont la livraison est attendue en septembre prochain.

 

L'information émanant de source proche du chef de l'exécutif parle d'une réunion avec les directeurs des trois OPGI de la capitale (Hussein Dey, Dar El Beïda et Bir Mourad Raïs), du directeur du logement ainsi que tous les responsables des structures engagées dans la concrétisation de l'important programme à livrer. La rencontre se veut essentiellement un compte rendu que sont tenus de présenter les concernés sur l'état des lieux des projets, sachant que la capitale jouit de la part du lion de l'ensemble du programme décidé par le président de la République, dans l'éradication de l'habitat précaire. 84 000 logements sont dédiés, en effet, à la capitale sur 72 000 demandes exprimées. Il se trouve, toutefois, que les entreprises en charge de la réalisation du programme ont souvent montré des défaillances résultant par des retards de livraison considérables. Bien que ce soit pour diverses raisons, comme les irrégularités de paiement des tranches réfutées par la wilaya, ces retards sont très mal perçus par les autorités, car synonymes de fronde sociale. Et pour cause. Des milliers de familles des bidonvilles et celles occupant les caves et terrasses, sans oublier celles vivant dans l'exiguïté, comptent sur les promesses qui tardent à venir. Ainsi, la mobilisation de la wilaya va dans le sens d'éluder les mauvaises surprises. Les différents reports de la dernière opération de relogement effectuée juste avant le mois sacré de Ramadhan sont assez éloquents. Annoncée pour février, celle-ci n'a eu lieu qu'à la fin du mois de mai. Les entreprises de réalisation n'étaient pas prêtes à livrer dans les temps arrêtés. Les pressions subies par ces dernières n'ont pas manqué d'impacter sur la qualité. Des centaines de bénéficiaires ont eu à découvrir des logements mal finis, sans branchement en eau, gaz et électricité, ou encore sans robinets, cuvettes, douchettes et autres accessoires censés être en place lors de la remise des clés. Pis encore, des cités ont été livrées sans écoles, ni commerces, ni marchés de proximité, ni lignes de transport. Certaines sont restées plus d'une année sans les dites commodités au grand dam des familles confrontées à tous les problèmes découlant de ces contraintes. La réunion en question sera, ainsi, l'occasion pour Abdelkader Zoukh d'instruire, en fonction des comptes rendus, ses cadres pour tarabuster les entreprises en retard par rapport aux délais de livraison pour le compte de future opération de relogement (la 23e du genre depuis 2014), prévue à la rentrée sociale et totalisant 6 000 unités.

Ali Fares