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Dim, Mar

Le président Bachar Al Assad a quitté la Syrie pour la deuxième fois depuis l'éclatement de la guerre civile en 2011. Comme il y’ a deux ans, le maitre de Damas est allé à Moscou se concerter avec son meilleur allié Vladimir Poutine, à Sotchi, au bord de la mer Noire.

Comme on attribue «des chiffres et des lettres» aux listes des candidats aux prochaines élections locales, comme dans le fameux jeu télé de l'ère analogique, les partis dans leur ensemble se sont «ingéniés» à transformer visuellement et mentalement ces «codes»  de sorte que les «indigènes» que nous sommes, puissent les retenir pour le jour du scrutin s'ils consentent enfin à aller voter «en masse».

Il n’y aura donc pas d'impôt sur la fortune. La faute à nos valeureux députés siégeant à l'auguste  commission des finances et du budget de l'Assemblée populaire nationale (APN) qui l'ont retoqué dans les temps morts…

Entamée timidement, la  campagne électorale pour les élections locales du 23 novembre tire à sa fin. Si l'on ne peut pas, dans l'immédiat, avancer un quelconque bilan, faute de chiffres «officiels» ou autres études sérieuses, ou sondages, plusieurs points sont néanmoins à relever.

Farouk Ksentini a parlé. Même trop parlé. La présidence a démenti. Catégoriquement. Objet de la polémique : un prétendu tête-à-tête entre le célèbre avocat et le président de la République. Résultat immédiat, les Algériens ayant les yeux rivés sur le double scrutin de jeudi prochain, sont totalement désorientés. Et pour cause ! Il y’ a un invité surprise qui a quelque peu gâché la fête et brouillé les pistes. On est face à ce qui s'apparente à un mensonge de haut vol. Comment, diable, un homme de loi  de cette envergure puisse-t-il se rendre coupable d'une telle ineptie ? Quelle mouche a donc piqué  Farouk Ksentini pour se donner ainsi en spectacle, lui qui est connu pour être un homme mesuré qui ne prend jamais de risques ? Mystère et boule de gomme.

Participation «en force», «raz-de-marée», «tsunami  électoral» ; autant de métaphores ressassées à longueur de Campagne  par les représentants des formations politiques en lice pour les locales du 23 novembre. Ce que, par contre, les auteurs de ces images feignent d'ignorer, c'est le fait qu'elles véhiculent un langage provocateur, incitateur à la violence.  L'épisode des «dobermans» du parti du FLN est toujours dans les esprits ; il résume à lui seul la manière avec laquelle on «convainc» ses troupes.

Le président français Emmanuel Macron, a finalement calé sa première visite en Algérie. Il a  confirmé ce déplacement suite à la question d'un habitant de Tourcoing, au nord de la France. Le «format» de cette annonce, qui s'écarte du cadre officiel, en dit déjà long sur ses motivations. Cela prend l'allure d'une visite presque anecdotique, tant Macron n'a pas jugé utile de faire preuve d'un peu de tact en lui donnant un caractère solennel. Ceci d'autant plus que l'Algérie n'est pas n'importe quel pays.

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